Dans les petits (et grands) papiers de la création

Dans les petits (et grands) papiers de la création
Bergisch Gladbach, dimanche 29 octobre 2006, 11h30.
Comme prévu, nous nous retrouvons en Allemagne, dans la cour d'enceinte de l'hôtel de ville de Bergisch, pour le vernissage de l'exposition dite la Fête au village. Un week-end pas si protocolaire, au vu du travail qu'Aurélien a réalisé la veille du lancement. Afin de compléter l'installation intra-muros, l'artiste contemporain n'a pas hésité à commander deux tonnes de papier et à dresser le tout sur le pavé allemand. Clin d'oeil finaud à l'économie papetière locale, les pîles de cellulose reprennent de façon irresistible l'architecture signée main de maître par Gottfried Böhm. Le concepteur est connu pour son travail "post Bahaus", dans le centre de Cologne ou sur le mobilier religieux. Une influence irresistible comme l'atteste l' impression ressentie lors du discours. Tenue fort logiquement par Dorotea Corts, présidente des amis de la villa Zanders (musée municipal de Bergisch), en présence de M. Vomm, directeur de la structure muséographique pré-citée ou bien encore aux côtés de Jacqueline Gueux et Gilles Fournet, responsables de l'association homologue Française "Cent lieux d'art", l'allocution met évidemment en avant le travail avant gardiste du créateur fourmisien ;vision rassurante de militants défendant la création vivante ; tremplin idéal pour le créateur fourmisien. C'est avant les agapes et une mini performance durant laquelle les invités ont pu se prêter à différents jeux graphiques, à l'aide de blocs en bois reprenant les célèbres "escaliers flamands". L'idée sonne résolument poétique. Un tracé apparait au détour d'ombres portées. Les spectacteurs deviennent acteurs. Quelques verres trinquent. Adrian Brouwer aurait, sans nul doute, apprécié...

# Posté le lundi 20 novembre 2006 11:15

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 08:11

La fête au village en ...Allemagne

La fête au village en ...Allemagne
Bergisch-Gladbach, lundi 23 octobre 2006, 15h.
La banlieue de Cologne est à l'image de toute les périphéries : inextricable. Après un savant jeu de piste autoroutier, Aurélien Imbert et votre rédacteur arrivons finalement au point de chute donné par, l'association allemande organisatrice de l'exposition. A mille lieues de l'écomusée de l'Avesnois, espace dévolu au vernissage de la « Fête au village », c'est le rathaus (hôtel de ville) de Bergisch et plus particulièrement un corridor du rez de chaussée qui servent de cadre à l'installation. Un choix explicitement voulu par Aurélien : « J'ai refusé le salon d'honneur pour un couloir vitré afin de mettre en évidence mon travail, le placer en totale transparence avec la place publique.» De fil en aiguille, les travaux portent leurs fruits.L'accueil réservé par Mickaël Wittassek et Dorothéa Corts y est pour beaucoup. C'est le lendemain après-midi que la pièce prend forme. Voulue iconoclaste l'implantation devient, dans l'enceinte municipale, une excroissance du lieu ; les pièces de contreplaqué aux contours flamands jouent malicieusement des vitres environnantes ; l'éclatement de l'architecture éponyme ne souffre pas de l'absence de la maisonnette centrale. Mieux : installé sur un superbe coffrage de texture faussement brut, l'ektachrome du tableau d'Adrian Brouwer se trouve singulièrement valorisé. Fébril, le premier constat s'effectue sur la route du retour. Pour Aurélien la pression est retombée. Trait d'union entre le créateur contemporain et notre carnet de voyage, cette transposition d'une toile du XVIIe siècle, va connaître son baptême du feu le 29 octobre. Loin de ces contingences, sur l'autoroute du retour, la lueur des réverbères nous berce doucement. Quitter de nouveaux amis, retrouver ses pénates : un blues orangé s'infiltre insidieusement dans la camionnette blanche. Dimanche est un autre jour.
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# Posté le lundi 20 novembre 2006 09:23

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 08:40

Un pilote dans les starting blocks

Un pilote dans les starting blocks
Fourmies, vendredi 20 octobre 2006, 11h.

Le livre se concrétise enfin. Demain, rendez-vous chez Gaël pour concevoir l'introduction du carnet de voyage. Les lignes de force sont principalement axées sur Aurélien et bien évidemment sur Adrian Brouwer. A ce titre le pari est fou puisqu'il s'agit d'incarner un peintre flamand qui a pour particularité de n'avoir jamais composé d'auto-portrait... La photographie n'étant pas encore apparue au XVIIe siècle, c'est à Jacques, notre dessinateur, que revient la tâche singulière d'imaginer un portrait de l'artiste belge. Imagination à fleur de peau, éclectisme des travaux :avec ce challenge apparait tout l'enjeu de notre aventure. L'impatience est décidemment de mise puisque, outre la fébrilité de nos premiers travaux, "La fête au village", fil conducteur de l'entreprise artistique est d'actualité, avec une première exposition de l'installation contemporaine sur la place forte du genre en Europe, à Cologne. C'est l'hôtel de ville de Bergisch Gladbach, commune située à la périphérie de la métropole rhénane qui servira de cadre à cette manifestation in situ. Etape cruciale, l'implantation de cette pièce conséquente (rappelons qu'elle fait tout de même 100 m2) s'effectuera lundi 23 et mardi 24 octobre, avant le vernissage de l'exposition qui aura lieu le dimanche suivant. Passez le mot en ligne, à cheval ou comme vous voudrez :nous seront présents outre-Rhin afin de relater l'évènement. A suivre...

# Posté le vendredi 20 octobre 2006 05:55

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 09:57

Ne pas tolérer l'intolérable

Ne pas tolérer l'intolérable
Anvers, dimanche 1er octobre 2006, 14h.

Nous retrouvons Anvers, mais cette fois ci pour le festival 0110. Comme son nom l'indique, le raout est organisé le premier octobre, huit jours avant les élections communales et provinciales belges. Le thème du festival n'est pas fortuit, le slogan non plus : on y parle de mettre des couleurs dans sa ville... Un mot d'ordre fort, quand on connait la commune, bastion du Vlaams Belang, avec plus de 30 % de voix enregistrées aux dernières échéances. Programmateur du festival, Tom Barman, le très actif chanteur de dEUS a trouvé un rapide relais au travers de personnalités telles Helmut Loti à Gand, Arno à Bruxelles ou bien encore Adamo à Charleroi. La métropole anversoise accueille symboliquement l'affiche pluriculturelle (une dizaine de groupes ) entre les Vlaams et waaleskei (quais flamands et wallons...) Danseurs de capoeïra, batucadas et autres groupements agrémentent l'assistance. Les spectacteurs voient se télescoper des valeurs sûres comme Zita Swoon, avec en guest Axelle Red, ou dEUS face à des artristes du cru comme the Internationals ou orientaux tel Douzi . Les jeunes sont nombreux, les sympathisants de gauche également mais pas uniquement. Couples mixtes ou gays se cotoient dans une ambiance familiale. Finalement, avec 50 000 personnes présentent ce dimanche là, dans le quartier "branché" du Zuid, c'est une Flandre ouverte et humaine qui a ainsi montré son beau visage. Et plus de 100 000 spetateurs seront pointés dans tous le royaume. Particulièrement fort le message est bien passé : on peut faire et la fête, et de la politique. Une formule efficace au vu des résultats. Les premiers chiffres électoraux, si ils restent négatifs pour la Flandre rurale, sont positifs pour les pôles urbains comme Anvers qui maintient, intra-muros, une assemblée modérée.
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# Posté le jeudi 12 octobre 2006 11:56

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 10:00

Si Zita Swoon m'était conté

Si Zita Swoon m'était conté
Anvers, vendredi 29 septembre 2006, 12 h.

Dans la droite file des cafés bruns néerlandais, l'entrepôt du Congo, à Anvers, nous sert de cadre pour une rencontre avec Stef Kamil Carlens, leader du groupe Zita Swoon et premier artiste à composer l'épilogue du carnet de voyage. Blouson rose bonbon ( il confectionne ses vêtements lui-même), visage aquilin et ton résolument posé, l'homme s'avère affable. C'est tout naturellement autour d'un bock de De Koninck que nous débutons l'interview, avec l'évocation du néo bruxellois Christophe Miossec, proche de Stef, avec qui il vient de passer une journée, heu..., homérique ! Co-fondateur, il y a plus de dix ans, de dEUS, Stef est un acteur artistique reconnu. Disque d'or, outre Quiévrain, avec sa formation Zita Swoon, l'artiste aime avant tout les mélanges, sur le mode blues, au format pop, ou sur les rythmes funky. Itou pour le répertoire, chanté délibérement en Anglais ou en Français. Avec cette production conséquente, l'homme se place à l'échelle d'un Arno, figure tutelaire de la scène belge... Touche à tout de génie, tour à tour styliste, plasticien ou compositeur interprète, Stef n'en reste pas moins concerné par sa brave ville d'Anvers, qu'il décrit sans complaisance, mais avec humanité. D'Hoboken, quartier marocain et résidence de Stef Kamil, au port en passant par les traits de caractères propres aux sinjorens (surnom des anversois), le tour d'horizon est complet ; en ligne de mire, le spectre de l'extrême -droite, et une angoisse réelle : que la ville tombe aux mains du Vlaams Belang. Organisé il y a une semaine, le concert 0110, lancé par son pote Tom Barman, est une saine réponse face à l'intolérance et au repli qui guettent Anvers. Programmé à l'affiche du dit festival, Stef Kamil prévoit trente mille personnes sur le Vlaamsekaai (quatre autres places du royaume sont également concernées). Descriptif de la manifestation, mardi. Laissez les ordinateurs ouverts....

# Posté le jeudi 12 octobre 2006 11:53

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 10:02